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Recommandations canadiennes pour les pratiques optimales de soins de l’AVC : Télé-AVC

Mise à jour en 2017
avril 2017

La 6e édition des Recommandations canadiennes pour les pratiques optimales de soins de l’AVC :  Télé-AVC (2017) est publiée dans l’International Journal of Stroke et est accessible en ligne gratuitement.  Veuillez cliquer sur ce lien, qui vous dirigera vers les recommandations en ligne dans l’Internal Journal of Stroke : http://journals.sagepub.com/doi/pdf/10.1177/1747493017706239

Pour la version française de ces recommandations, veuillez consulter l’annexe en cliquant sur le lien suivant : http://journals.sagepub.com/doi/suppl/10.1177/1747493017706239/suppl_file/WSO706239_supplementarey_material.pdf

Tous les autres renseignements connexes, y compris les indicateurs de rendement, les ressources de mise en l’œuvre, les résumés des données probantes et les références, sont accessibles au www.pratiquesoptimales.ca, et non pas sur le site de l’International Journal of Stroke. Veuillez cliquer sur les sections appropriées de notre site Web pour le contenu additionnel.

Justification

La technologie de Télé-AVC est une modalité de prestation de soins, offerte dans le but de soutenir l’égalité d’accès en temps opportun aux services optimaux pour l’AVC dans le continuum de soins et pour toutes les régions. Dans bon nombre de collectivités, il n’y a pas de neurologues, de médecins possédant des compétences en AVC, ou d’experts en réadaptation et en rétablissement après un AVC. La Télé-AVC est un outil rentable de soutien des systèmes de santé permettant de combler le fossé entre les régions urbaines et les régions rurales ainsi qu’entre les soins tertiaires et les soins primaires.

En améliorant la communication et le réseautage, la Télé-AVC permet un meilleur accès aux compétences en matière d’AVC, peu importe l’emplacement physique du patient ou de l’hôpital traitant (établissement).

Dans une situation d’AVC en phase hyperaiguë, la courte fenêtre thérapeutique où il est possible de commencer un traitement thrombolytique chez les patients souffrant d’un AVC ischémique aigu ne permet pas à ces patients d’être transportés sur de longues distances au centre régional de soins de l’AVC. Grâce à la Télé-AVC, un conseiller expérimenté en soins de l’AVC visite virtuellement le service d’urgence local (c.-à-d. « électroniquement »). Les patients évalués par un spécialiste de l’AVC à l’aide de la Télé-AVC et qui ne sont pas candidats au tPA pourraient encore bénéficier des recommandations et de l’évaluation d’un tel spécialiste dans le cadre d’examens et de traitements optimaux (p. ex., le triage et la prise en charge précoces des patients victimes d’un AIT ou d’un AVC mineur).

Au cours des dernières années, l’outil de prestation de soins qu’est la Télé-AVC s’est élargi au-delà des soins de l’AVC en phase hyperaiguë, et de nouvelles données probantes commencent à émerger à l’appui des avantages et de l’efficacité de la Télé-AVC, qui facilitent le rétablissement optimal post-AVC après une phase hyperaiguë, en améliorant l’accès en temps opportun aux spécialistes en réadaptation et aux programmes thérapeutiques par des connexions à distance dans les établissements de soins de santé et l’endroit où se trouve le patient.

Exigences pour le système
  • Il est bon de considérer les services de Télé-AVC dans le cadre plus englobant des plans régionaux ou provinciaux de prestation de soins de l’AVC. Il s’agit d’une décentralisation « virtuelle » de la compétence afin d’appuyer les soins cliniques dans les régions où les ressources sont plus rares. Les caractéristiques fondamentales de ce type de mode de fonctionnement sont des critères, des protocoles, des algorithmes et des ententes de services clairs au sujet des transferts de patients et des retours de patients vers l’établissement d’origine lorsque les besoins cliniques l’exigent.
  • Les exigences sur le plan des ressources humaines sont importantes. Elles comprennent un nombre suffisant de médecins pour les besoins des horaires de services sur appel, et le calcul au plus juste des besoins en personnel en tenant compte du temps en moins que les praticiens consultants auront à consacrer à leurs tâches de leur propre milieu de travail. 
    • L’engagement et le financement de l’établissement, de la région ou de la province sont nécessaires pour créer un réseau de Télé-AVC.
    • Une structure de gouvernance comportant un cadre clair de responsabilités pour les services de Télé-AVC.
  • Il y a différents modèles de mise en œuvre de la Télé-AVC dans la prise en charge de l’AVC en phase aiguë, selon que les sites recevant les conseils traitent les patients après le traitement thrombolytique (« perfusion et hospitalisation ») ou les transfèrent vers un centre de soins complets (« perfusion et transport »). Il convient de prendre ces décisions en tenant compte des ressources disponibles et des compétences du site recevant les conseils.
  • La participation de dispensateurs partout dans le continuum de soins est importante pour garantir un effort coordonné au sein de la Télé-AVC (p. ex. le SMU, l’urgence, la radiologie, les unités pour patients hospitalisés, les soins intensifs et les services de réadaptation).
  • Sensibilisation du patient et de sa famille, et consentement éclairé pour une consultation par Télé-AVC.
  • Lignes directrices et processus précis pour le remboursement du médecin établis au début d’un programme de Télé-AVC.
  • Services d’urgence et de soins intensifs appropriés à l’établissement d’orientation, surtout pour prendre en charge les patients qui reçoivent l’activateur tissulaire du plasminogène, comme les tomodensitogrammes disponibles 24 heures par jour, les protocoles pour utiliser l’activateur tissulaire du plasminogène par voie intraveineuse et les équipes de soins intensifs.
  • Ententes de service qui visent la disponibilité du soutien technique et d’entretien, afin de s’assurer que les exigences cliniques de la Télé-AVC sont satisfaites. (Dans le cas des applications en phase hyperaiguë, ce soutien doit être disponible tous les jours durant 24 heures par jour).
  • La nécessité pour tous les utilisateurs du système de Télé-AVC d’être conscients de leur rôle et de leurs responsabilités, et de bien connaître le fonctionnement de la technologie, y compris des mises à jour régulières pour maintenir leur compétence.
  • Ententes et protocoles pour des consultations interprovinciales au besoin.
  • Des processus établis pour surveiller et évaluer les services de Télé-AVC.
  • Les exigences de permis d’exercice pour la télémédecine varient entre les provinces et les territoires. Les médecins devraient connaître les exigences de matière de compétences selon le lieu où réside le patient. Les médecins peuvent avoir besoin d’un permis d’exercice dans plusieurs compétences, dont le lieu de leur cabinet et de leurs patients. De plus, des exigences ou des conditions particulières relatives à la prestation de ces services peuvent s’appliquer selon certaines compétences. La Loi sur la protection des renseignements personnels devrait également être respectée dans chaque compétence pertinente.
    La télémédecine peut présenter des défis supplémentaires avec le consentement du patient. En plus d'obtenir le consentement éclairé du patient pour des traitements proposés, le médecin peut demander au patient de lire et d’accepter les conditions générales du service de télémédecine, pour consigner son consentement et toute discussion connexe.
    L'aide de l'ACPM est disponible en matière de télémédecine si le patient réside au Canada. Des exceptions sont en vigueur si le patient réside à l'extérieur du Canada de façon temporaire.
    Pour plus de renseignements, veuillez accéder au site Web de l'ACPM en cliquant sur le lien ci-dessous.

https://www.cmpa-acpm.ca/fr/safety/-/asset_publisher/N6oEDMrzRbCC/content/telemedicine-challenges-and-obligations

Indicateurs de rendement :

Les autorités compétentes devraient envisager d’utiliser un ou plusieurs des indicateurs suivants pour faire le suivi des services de Télé-AVC :

  1. Proportion de patients qui arrivent à un hôpital d’orientation désigné présentant des symptômes d’AVC, qui obtiennent l’accès à des compétences en matière d’AVC par Télé-AVC en tant que a) proportion du total des cas d’AVC traités au lieu d’orientation et b) proportion de patients souffrant d’un AVC ischémique aigu arrivant à l’hôpital dans les 3,5, 4 et 5 heures après les symptômes.
  2. Proportion de cas traités par Télé-AVC pour lesquels un suivi urgent est nécessaire avec le spécialiste en soins d’AVC en raison de complications ou d’événements imprévus.
  3. Temps écoulé jusqu’au début d’une consultation par Télé-AVC à partir (note : envisager d’ajouter des points de référence) :
    1. du début des symptômes de l’AVC (le dernier moment connu où le patient était normal)
    2. de l’arrivée au service d’urgence,
    3. de l’achèvement d’un tomodensitogramme.
  4. Nombre de cas adressés par Télé-AVC où les spécialistes en soins de l’AVC étaient inaccessibles ou que l’accès était retardé en raison de
    1. plusieurs appels conflictuels (Télé-AVC et autres),
    2. difficultés techniques qui empêchaient la transmission vidéo
  5. Pourcentage de patients qui ont été traités par tPA après une consultation par Télé-AVC.
  6. Pourcentage de patients évalués par Télé-AVC qui sont transférés à un centre de soins complets de l’AVC pour un TEV en phase aiguë.
  7. Pourcentage de patients victimes d’un AVC qui ont été traités par tPA après avoir été pris en charge par Télé-AVC, qui a) souffrait d’une hémorragie intracérébrale secondaire symptomatique; b) souffraient hémorragie systémique; c) sont décédés à l’hôpital; ou d) ont obtenu leur congé de l’hôpital et ont été orientés vers un établissement de soins de longue durée, leur domicile ou la réadaptation en milieu hospitalier.
  8. Pourcentage de patients pris en charge par la Télé-AVC dont le dossier contient une note du médecin-conseil de Télé-AVC.
  9. Nombre médian de séances de réadaptation prévues pour des patients victimes d’un AVC qui accèdent à des services de réadaptation par les modalités de Télé-AVC (indiquer les valeurs séparément pour chaque service obtenu, p. ex., physiothérapie, orthophonie).
  10. Nombre médian de séances de réadaptation prévues pour des patients victimes d’un AVC qui accèdent à des services de réadaptation par les modalités de Télé-AVC (indiquer les valeurs séparément pour chaque service obtenu, p. ex., physiothérapie, orthophonie).
  11. Proportion de patients victimes d’un AVC qui obtiennent leur congé du service d’urgence dans un endroit ne possédant pas de clinique de prévention, et qui ont un rendez-vous pour une séance de prévention par les modalités de Télé-AVC.

Notes relatives à la mesure des indicateurs

  • Veuillez consulter le Manuel sur la mesure du rendement pour les pratiques optimales de soins de l’AVC, afin d’obtenir des définitions d’indicateur, des numérateurs et des dénominateurs ainsi que d’autres considérations d’analyse.
  • Une tentative devrait être effectuée pour recueillir des renseignements sur tous les patients victimes d’un AVC consécutifs à l’hôpital, qui utilisent la Télé-AVC comme dénominateur.
  • Comme la documentation pour les consultations de Télé-AVC n’est pas souvent normalisée, il est plus difficile de recueillir des indicateurs de rendement.
  • Pour les indicateurs associés aux traitements réels, veuillez consulter la section appropriée des Recommandations concernant le traitement.
Ressources de mise en œuvre et outils de transfert des connaissances

Veuillez consulter la trousse d’outils des ressources de mise en œuvre pour connaître les outils complets de mise en œuvre permettant l’élaboration d’une analyse de rentabilisation et présentant la planification d’un programme de Télé-AVC, sa mise en œuvre, des considérations technologiques et des approches d’évaluation.

Sommaire des données probantes

Hyperliens des tableaux de preuves et des listes de référence de la Télé-AVC

Traditionally, telestroke has been regarded as a means to enhance decision-making and management of thrombolysis treatment for patients with ischemic stroke. More recently, its application has been expanded further along the stroke continuum to include provision of secondary prevention counseling, rehabilitation therapies and patient education.

In its most common form, telestroke is used to increase access to thrombolytic treatment at facilities that lack 24 hour, 7 days a week onsite stroke expertise, using 2-way audiovisual equipment to carry out a detailed stroke examination, combined with a system to reliably transmit CT scan results. The safety, feasibility and efficacy of the “spoke and hub” model, which connects a tertiary stroke center to one or more distant primary care centers, has been established in many studies conducted in Europe and North America (LaMonte et al. 2003, Wiborg et al. 2003, Schwamm et al. 2004, Audebert et al. 2005, Waite et al. 2006, Vaishnav et al. 2008, Legris et al. 2016).  In some of these studies, although minor technical difficulties were reported, the number of patients treated with t-PA increased at the spoke sites where telestroke systems were implemented and the symptom onset, to treatment time decreased. Choi et al. (2006) reported that a significantly greater percentage of patients received treatment with t-PA during the implementation of the telestroke system compared with the 13-month period prior (4.3% vs. 0.81%, p<0.001).  Following the implementation, Pedragoasa et al. (2009) reported a significant decrease in the mean time from symptom onset to treatment (210 min vs. 162 min; p=0.05) and an increase in the percentage of patients treated within the 3-hour window (30% vs. 68%, p=0.04). Sanders et al. (2016) reported that as their telestroke system grew over time from 7 to 20 participating centres, there were significant reductions in key process times (door-to-needle, call-to-needle and door-to-call). However, large variations in t-PA use have been noted in regions with several spoke hospitals. Switzer et al. (2014) reported that among a telestroke network with two hub hospitals and 15 and 17 spoke hospitals, the rate of t-PA use varied from 0.85-8.74/10,000 emergency department visits/year.

The results from several studies indicate the outcomes of patients treated with t-PA through telemedicine vs. traditional in-hospital care, are similar. Zhai et al. (2015) conducted a systematic review & meta-analysis including the results of 8 studies that compared the outcomes of patients treated with t-PA through telemedicine vs. traditional in-hospital care. Telestroke systems were not associated with increased odds of symptomatic ICH (OR=1.08, 95% CI 0.47-2.5, p=0.85) or mortality (OR=0.95, 95% CI 0.82-1.11, p=0.51. In one of the larger studies (n=6,610), although a higher percentage of eligible patients at two academic stroke centres were treated with t-PA over a one-year period, there were no differences in the incidence of ICH (2.7% vs. 7.8%, p=0.14), 7-day mortality (0.9% vs. 3.5%, p=0.37) or in-hospital mortality (4.5% vs. 3.5%, p=0.74), compared with those admitted to 12 regional hospitals offering telestroke services (Audebert et al. 2005). Schwab et al. (2007) compared 170 patients who received t-PA following telestroke consultation and 132 consecutive patients who had been treated in one of the two stroke centres and received t-PA over the same time period. Mean time from stroke onset to administration of t-PA was similar (141 vs. 144 min).  There were no statistically significant differences in mortality between groups at either 3 months (11.2% vs. 11.5%, p=0.55) or 6 months (14.2%, vs. 13%, p=0.45), nor were there differences in the proportion of patients who experienced a good outcome (mRS score ≥1) at 3 months (38.2% vs. 33.7%, p=0.26) or 6 months (39.5% vs. 30.9%, p=0.10). In one study, both videoconferencing and telephone consultations were used to provide telestroke services at 33 spoke hospitals. Patients were subsequently transferred to the regional stroke centre (RSC) following treatment with t-PA (Pervez et al. 2010). Treatment with t-PA was initiated in 181 (16.1%) cases at the spoke hospitals and in 115 (38.9%) at the RSC. There were no significant differences in the distribution of patients in each mRS category or deaths between the spoke and hub hospitals at 3, 6 or 12 months following treatment.

Perhaps the most recent innovation in telestroke services is the use of mobile stroke units, referring to ambulances which are equipped with specialized equipment, such as on-site laboratories and CT scanners, and are staffed with additional personnel with stroke expertise. These vehicles have been shown to be both feasible and effective. Kunz et al. (2016) compared the outcomes of patients who received thrombolysis therapy using the mobile stroke unit, STEMO from 2011-2015 with patients who received thrombolysis, but arrived to hospital via traditional emergency medical services. A significantly higher proportion of patients in the STEMO group were treated ≤ 90 minutes of stroke (62% vs. 35%, p<0.0005) and were living without severe disability at 3 months (83% vs. 74%, p=0.004). The 3-month mortality was also significantly lower in the STEMO group (6% vs. 10%, p=0.022). However, there was no significant difference in the primary outcome, the number of patients who achieved an excellent outcome (mRS 0-1) at 3 months (53% STEMO vs. 47% conventional, p=0.14). There were no significant differences in the safety outcomes between the 2 groups (sICH 3% vs. 5%, p=0.27 and 7-day mortality 2% vs. 4%, p=0.23). Adjusting for baseline characteristics, STEMO was an independent predictor of living without severe disability at 3 months (OR=1.86, 95% CI 1.20-2.88, p=0.006), but not for the primary outcome (OR=1.40, 95% CI 1.00-1.97, p=0.052). For patients treated with t-PA, mobile ambulances were associated with shorter mean process times, including door-to-needle, last known well to needle, and alarm to treatment decision, compared with non-telestroke treated patients (Belt et al. 2016, Itrat et al. 2016, Ebinger et al. 2014).

The outcomes of patients treated with t-PA at spoke hospitals (drip and stays model) appear to be worse compared with those of patients treated at hub hospitals (drip and ship model). Heffner et al. (2015) reported that the drip and stay patients had higher odds of in-hospital mortality (OR=6.8, 95% CI 2.2-21.7) and hospital stays > 6 days (OR=4.3, 95% CI 2.4-7.8) compared with patients treated at the hub (i.e, without telestroke) compared with patients treated with t-PA at a spoke hospital (drip and ship patients). Thy also reported the odds of long-term survival (2,500 days) were significantly higher in the combined drip and ship and hub groups treated with t-PA. Yaghi et al. (2015) reported similar results, among patients with moderate to severe stroke. Patients with NIHSS scores ≥8 in the spoke group were significantly more likely to experience a poor outcome (mRS ≥3 at 3 months: 76% vs. 50%, p=0.026). Among patients with mild stroke (NIHSS score <8), there was no difference in the numbers of patients with a poor outcome, or 30-day mortality, whose treatment after t-PA was located at the hub or stroke hospital. The elements of care associated with specialized stroke units (dedicated staff, core interdisciplinary team), which may be lacking at spoke hospitals, have been well-established and may account for the differences in outcomes between these groups, notwithstanding similar treatment with t-PA.

The results from several RCTs, also suggests that outcomes and indicators associated with telestroke services provided by videoconferencing and telephone only, are similar.  In the Stroke Team Remote Evaluation using a Digital Observation Camera (Stroke DOC) trial, Meyer et al. (2008) randomized patients to receive telestroke (n=111) using real-time, 2-way audio/video or telephone (n=111) consultations, to assess the patient’s candidacy for t-PA treatment. Consultations were provided by staff at a single hub institution to patients located at 4 remote sites. The number of patients treated with t-PA was similar between groups (28% vs. 23%, p=0.425). Mean times from stroke onset to t-PA were 157 and 143 min in the telemedicine and telephone groups, respectively (p=0.137). There were no differences between groups (telemedicine vs. telephone) in the occurrence of ICH (7% vs. 8%, p=1.00), good outcome at 90 days, defined as a mRS score of 0-1 (30% vs. 32%, p=1.00), or 90-day mortality after adjustment for baseline NIHSS score (OR=3.4, 95% CI 0.6-19, p=0.168). However, correct treatment decisions were made more often using videoconferencing (98% vs. 82%, p=0.0009). In a follow-up study (Meyer et al. 2012), which assessed 6 and 12-month outcomes, there were no differences between groups in mortality or the proportion experiencing a good outcome at either assessment point.

The cost-effectiveness of telestroke services is difficult to determine. Few studies have been conducted and all models were very sensitive to assumptions related to the number of spoke and hub hospitals, the number of patients treated and the number of subsequent transfers. However, it appears that if evaluated over the lifetime horizon, telestroke services are cost-effective. For example, Nelson et al. (2011) used a decision analytic model to compare the costs and outcomes associated with patients presenting with acute ischemic stroke to spoke hospitals with and without telestroke access. Lifetime costs for usual care and telestroke were $130,343 vs. $133,527, resulting in an incremental cost-effectiveness ratio of $2,449/QALY, which was well below the $50,000/QALY usually used to establish a willingness-to-pay threshold. Using a base case of a 90-day time horizon, the ICER increased to $108K/QALY.  More recently, Nelson et al. (2016) compared in-hospital costs prior to the implementation of the telestroke system (up to 2 years prior) and up to 3 years after the start date of the telestroke system. A decision analytic model was used to estimate the probabilities of the consequences of treatment decisions at critical points (e.g. t-PA vs. no t-PA), from both the hub, and spoke perspectives. From the spoke perspective, if the hospitals assumed 50% and 100% of the implementation costs, the ICERs were ~26,000 and 51,000, respectively. From the hub perspective, if the hospitals assumed 50% and 100% of the implementation costs, the ICERs were ~47,000 and 22,363, respectively. From both perspectives, more severe strokes were associated with lower ICERs. A decision analytic model developed by Switzer et al. (2012) predicted that 114 fewer ischemic stroke patients would present to the hub hospital each year, and 16 more patients would present to one of the spoke hospitals, leading to an overall costs savings of $358,435 during the first 5 years, from the network perspective. The model also predicted that 45 additional patients could be treated with t-PA and 20 more could receive endovascular therapy if a telestroke system were in place. This would also result in an additional 6.1 patients being discharged home each year, with an equal number of decreases in admissions to rehab and nursing homes. With cost sharing arrangements between spoke and hub hospitals, the model predicted that each hospital could save $45K over 5 years.

The feasibility and effectiveness of telestroke has also been evaluated in the context of rehabilitation therapy, where it is often referred to as “telerehabilitation” or “telerehab”. The results of these studies have been ambiguous. Chen et al. (2016) included the results of 7 RCTs that included patients who received rehab therapies through telemedicine systems for a minimum of 4 weeks in duration via virtual reality based training, telephone, or the internet. There was no additional benefit associated with telerehab, compared to usual care. The mean Barthel Index scores, Berg Balance Scale scores and Fugl-Meyer (Upper Extremity) scores were similar between groups. A Cochrane review (Laver et al. 2013) included the results of 10 RCTs examining telerehabilitation. The number of trials, which could be pooled were limited as the treatment contrasts and outcomes assessed were highly variable.  Although the authors reported no significant differences between groups in upper-limb function or performance in ADL, they concluded that there was insufficient evidence to support or refute the effectiveness of telerehabilitation following stroke. Chumbler et al. (2012, 2015) evaluated the effectiveness of a Stroke Telerehabilitation program (STeleR) among 52 veterans who had suffered a stroke within the previous two years. The intervention, which focused on improvement of functional mobility, included 3 components: 3x 1 hour televisits to the participant’s home, 5 telephone calls and an in-home messaging device system to instruct patients on functional exercises and adaptive strategies. At 6 months, there were no significant differences in the primary outcomes, the Telephone Version of FIM, the Late-Life Function and Disability Instrument or Falls Efficacy Scale, between groups. There was a significant difference between groups, from baseline to 6 months, in the mean Stroke-specific Patient Satisfaction with Care Scale (hospital care sub score) at 6 months, favouring the STeleR group, but not in the home care sub scale.

Lai et al. (2004) conducted an 8-week therapy program designed to improve strength and balance and to provide social support and education, which was delivered by a physiotherapist located off site to patients at a community centre for seniors, via videoconferencing. There was significant improvement at the end of the intervention in all outcomes assessed including the Berg Balance Scale, State Self-Esteem Scale, SF-36, and a 10-item stroke knowledge test. In addition, 63% and 37% of participants rated the clinical effectiveness of the program as good and excellent, respectively. In another positive trial, telerehab was used to provide in-home therapy to patients with moderate upper-extremity motor impairment one year following stroke (Piron et al. 2009).  Patients in the intervention group performed exercises using a PC-based virtual reality system, where a therapist provided feedback remotely. Patients in the control group received conventional physical therapy.  The duration of the program for patients in both groups was one month. At the end of the program, although minor problems with the quality of the broadband transmission were reported, patients in the tele-rehab group had significantly higher Fugl-Meyer Assessment (upper-extremity) scores compared with patients in the control group (53.6 vs. 49.5, p<0.05). The gains achieved were maintained at 1-month follow-up.

The use of telestroke to support secondary stroke prevention has gained some momentum.  Across Canada and in some other jurisdictions, telestroke is being used to support stroke prevention for people with stroke living in geographic areas that are more rural and/or lack local access to stroke expertise. Currently, there is a lack of research evidence to quantify the benefits and differences in outcomes compared to areas not using telestroke.  This knowledge gap should drive future research agendas.