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Soins de réadaptation en unité d’AVC

2016 MISE À JOUR
février 2016

La 5e édition des Recommandations canadiennes pour les pratiques optimales de soins de l’AVC sur Réadaptation post-AVC (2015) est publiée dans l’International Journal of Stroke et est accessible en ligne gratuitement. Afin d’accéder aux recommandations spécifiques pour : Soins offerts dans les unités de réadaptation post-AVC, et tous les autres chapitres des recommandations sur Réadaptation post-AVC, veuillez cliquer sur ce lien, qui vous dirigera vers les recommandations en ligne dans l’Internal Journal of Stroke : http://journals.sagepub.com/doi/pdf/10.1177/1747493016643553

Pour la version française de ces recommandations, veuillez consulter l’annexe en cliquant sur le lien suivant : http://wso.sagepub.com/content/suppl/2016/04/18/1747493016643553.DC1/Stroke_Rehabilitation_2015_IJS_Manuscript_FINAL_FRENCH.pdf

Tous les autres renseignements connexes, y compris les indicateurs de rendement, les ressources de mise en l’œuvre, les résumés des données probantes et les références, sont accessibles au www.pratiquesoptimales.ca, et non pas sur le site de l’International Journal of Stroke. Veuillez cliquer sur les sections appropriées de notre site Web pour le contenu additionnel.

Justification

Il existe des données probantes solides et convaincantes privilégiant l’admission de tous les patients avec AVC modéré ou grave dans une unité de réadaptation post-AVC géographiquement définie et dotée d’une équipe interdisciplinaire de professionnels. On observe une réduction de la mortalité et des déficits chez les patients qui, dans le cadre des soins de l’AVC après la phase aiguë, reçoivent une évaluation coordonnée menée par une équipe interdisciplinaire et des interventions dans une unité de réadaptation post-AVC. Sur 100 patients recevant des soins de réadaptation organisés et interdisciplinaires en milieu hospitalier, cinq de plus retournent chez eux dans un état d’autonomie (Stroke Unit Trialists’ Collaboration, 1997).

Exigences pour le système

Afin que les patients reçoivent les soins optimaux de réadaptation post-AVC, les bailleurs de fonds et les organismes du système de santé doivent prévoir les éléments suivants :

  • L’accès en temps opportun à des services de réadaptation post-AVC spécialisés en milieu hospitalier.
  • Un nombre adéquat d’unités de réadaptation post-AVC géographiquement définies qui disposent de la quantité de personnel nécessaire ayant reçu une formation spécialisée en soins de réadaptation post-AVC; une équipe interdisciplinaire pendant l’étape de réadaptation post-AVC.
  • Des ressources suffisantes pour que les patients aient accès aux types et à l’intensité de soins de réadaptation appropriés pendant leur séjour (y compris la fin de semaine au besoin).
  • Protocoles et stratégies visant à prévenir les complications et les récidives de l’AVC élaborés et communiqués à tout le personnel.
  • Des changements apportés aux systèmes et aux processus garantissant une interaction thérapeute-patient efficace et ayant pour objectif de permettre aux thérapeutes de consacrer environ 80 % de leur temps à la prestation des soins aux patients.

Indicateurs de rendement

  1. Nombre de patients ayant survécu à un AVC qui, à quelque moment pendant la phase de réadaptation en milieu hospitalier, sont soignés dans une unité de réadaptation consacrée à l’AVC après un épisode d’AVC aigu (prioritaire).
  2. Arrangements finaux concernant le congé des survivants d’un AVC après la réadaptation en milieu hospitalier : pourcentage de patients qui retournent à leur résidence originale; pourcentage de patients orientés vers un centre de soins infirmiers ou de soins de longue durée; pourcentage de patients qui doivent être admis de nouveau dans un hôpital de soins actifs pour des motifs liés à l’AVC; pourcentage de patients qui retournent dans la collectivité après leur congé de l’hôpital alors qu’ils vivaient dans un milieu communautaire avant l’AVC (prioritaire).
  3. Nombre de patients ayant survécu à un AVC qui sont évalués pendant le processus de réadaptation en milieu hospitalier par des physiothérapeutes, des ergothérapeutes, des orthophonistes, des diététistes et des travailleurs sociaux.
  4. Proportion du temps total de la réadaptation en milieu hospitalier passé dans une unité de réadaptation après un épisode d’AVC aigu.
  5. Fréquence, durée et intensité des traitements offerts par des professionnels de la réadaptation pendant la période où le patient ayant survécu à un AVC reçoit des soins de réadaptation en milieu hospitalier.
  6. Changement de l’état fonctionnel mesuré à l’aide d’un outil uniformisé, à partir de l’admission dans une unité de réadaptation post-AVC jusqu’au moment du congé.

Remarques relatives aux indicateurs de rendement

  • Indicateur de rendement 1 : Le dénominateur devrait être le nombre total de patients avec AVC admis à la réadaptation en milieu hospitalier.
  • Indicateur de rendement 2 : Les données devraient être corrélées avec les scores de gravité de l’AVC pendant l’analyse.
  • La durée et l’intensité des services offerts par les professionnels de la réadaptation devraient être tirées du dossier du patient ou être mesurées de façon constante au moyen d’outils fiables permettant de mesurer la charge de travail, lesquels ont été adoptés à l’échelle locale ou régionale.

Ressources pour la mise en œuvre et outils d’application des connaissances

Renseignements destinés aux fournisseurs de soins de santé

Renseignements destinés au patient

Résumé des données probantes

Lien vers les tableaux de données probantes et la liste des références

The benefits of stroke unit care are substantial, both in terms of improving activities of daily living and reducing disabilities (Zhang et al. 2014). As compared to general rehabilitation units, coordinated and organized rehabilitation care in a stroke unit has been shown to reduce mortality and hospital length of stay and to increase functional independence and quality of life (Stroke Unit Trialists’ Collaboration, 2013; Foley et al., 2007). Within a stroke unit, care is provided by an experienced interprofessional stroke team (including physicians, nurses, physiotherapists, occupational therapists, speech therapists, etc.) dedicated to the management of stroke patients (Stroke Unit Trialists’ Collaboration, 2013; Foley et al. 2013; Zhang et al. 2014; Saposnik et al. 2011), and often within a geographically defined space (Langhorne & Pollock, 2002). Stroke units also typically include staff members who have a specialist interest in stroke, participate in routine team meetings and continuing education/training, and involve caregivers in the rehabilitation process (Langhorne & Pollock, 2002). In addition to professional services rendered, it is encouraged that patients and their caregivers alike engage in early active involvement in the rehabilitation process (Scottish Intercollegiate Guidelines Network, 2010).

The Stroke Unit Trialists’ Collaboration identified 28 randomized and quasi-randomized trials (n=5,855) comparing stroke unit care with an alternative, less organized form of care (e.g., general medical ward) (Stroke Unit Trialists’ Collaboration, 2013). At a median one-year follow-up, stroke unit care was associated with a significant reduction in death (OR=0.76, 95% CI 0.66 to 0.88, p=0.0001), death or institutionalization (OR=0.76, 95% CI 0.67 to 0.86, p=0.0001), and death or dependency (OR=0.80, 95% CI 0.67 to 0.97, p<0.00001), as compared to an alternative form of care. Moreover, stroke unit care was found to be beneficial regardless of sex, age, or stroke severity, with benefits maintained in follow-up studies 5-10 years post-stroke (Stroke Unit Trialists’ Collaboration, 2013).

Seenan and colleagues identified 25 (n=42,236) observational studies to explore the benefits of stroke unit care in clinical practice (Seenan et al., 2007). As in pooled analyses of clinical trials, stroke unit care provided in clinical practice was found to be associated with a significant reduction in the odds of death (odds ratio=0.79, 95% CI=0.73 to 0.86; p<0.001) and of death or poor outcome (odds ratio=0.87, 95% CI=0.80 to 0.95; p=0.002; I2=45.5%) within one-year of stroke. Similar findings were reported for a secondary analysis limited to multi-centered trials (OR=0.82, 95% CI 0.77 to 0.87, p<0.001; I2=0%) (Seenan et al., 2007).

In another systematic review and meta-analysis, Foley and colleagues identified 14 trials comparing stroke unit care to conventional care (Foley et al., 2007). Included studies were categorized on the basis of the model of care provided (i.e., acute care, combined acute/rehabilitation, or rehabilitation). Based on the pooled results of 5 studies, post-acute rehabilitation stroke units were found to be associated with reduced odds of death (OR=0.60, 95% CI 0.44 to 0.81, p<0.05) and death or dependency (OR=0.63, 95% CI 0.48 to 0.83, p<0.05). Similar findings were reported with respect to combined acute/rehabilitation stroke units (death: OR=0.71, 95% CI 0.54 to 0.94; death/dependency: OR=0.50, 95% CI 0.39 to 0.65). Although Foley et al. (2007) reported that stroke rehabilitation units do not have a significant impact on length of stay (weighted mean difference=-13.2, 95% CI -48.3 to 21.9, p>0.05), there is evidence that patients with moderately severe strokes treated in stroke rehabilitation units are more likely to be discharged home (75% v. 52%, p<0.001) and are less likely to require institutionalization (22% vs. 44%, p<0.001) (Kalra et al. 1993).