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Réadaptation associée à un trouble de la perception visuelle

2016 MISE À JOUR
février 2016

La 5e édition des Recommandations canadiennes pour les pratiques optimales de soins de l’AVC sur Réadaptation post-AVC (2015) est publiée dans l’International Journal of Stroke et est accessible en ligne gratuitement. Afin d’accéder aux recommandations spécifiques pour : Réadaptation associée à un trouble de la perception visuelle, et tous les autres chapitres des recommandations sur Réadaptation post-AVC, veuillez cliquer sur ce lien, qui vous dirigera vers les recommandations en ligne dans l’Internal Journal of Stroke : http://journals.sagepub.com/doi/pdf/10.1177/1747493016643553

Pour la version française de ces recommandations, veuillez consulter l’annexe en cliquant sur le lien suivant : http://wso.sagepub.com/content/suppl/2016/04/18/1747493016643553.DC1/Stroke_Rehabilitation_2015_IJS_Manuscript_FINAL_FRENCH.pdf

Tous les autres renseignements connexes, y compris les indicateurs de rendement, les ressources de mise en l’œuvre, les résumés des données probantes et les références, sont accessibles au www.pratiquesoptimales.ca, et non pas sur le site de l’International Journal of Stroke. Veuillez cliquer sur les sections appropriées de notre site Web pour le contenu additionnel.

Justification

Les troubles de la perception visuelle sont une conséquence clinique commune de l’AVC. Ils incluent l’héminégligence, qui a d’importantes répercussions sur le résultat de la réadaptation. Ils entraînent des changements dans le traitement de l’intégration de l’information visuelle avec d’autres systèmes. Ces changements réduisent la capacité d’un patient à s’adapter aux exigences de base de la vie quotidienne. L’incidence de l’héminégligence est estimée à environ 23 %. La présence de négligence a été associée tant à la gravité de l’AVC qu’à l’âge de la personne atteinte.

Les apraxies des membres sont plus fréquemment observées chez les personnes où l’hémisphère gauche est atteint (28 à 57 %), mais elles se retrouvent aussi chez celles où l’hémisphère droit est endommagé (0 à 34 %) (Donkervoort et coll., 2000). Même si l’apraxie s’améliore lorsque le rétablissement est rapide, jusqu’à 20 % des personnes ayant eu un diagnostic initial continueront de présenter des problèmes persistants. La gravité de l’apraxie est associée à des changements dans le rendement fonctionnel.

Exigences pour le système

En vue d’une évaluation et d’une prise en charge en temps opportun des troubles perceptuels, l’organisme devrait prévoir les éléments suivants :

  • L’évaluation initiale uniformisée des troubles de la perception visuelle (incluant l’inattention et l’apraxie) effectuée par des cliniciens qui ont une expérience du domaine de l’AVC.
  • L’accès en temps opportun aux services de réadaptation post-AVC spécialisés, interprofessionnels offrant des traitements du type et de l’intensité appropriés.
  • L’accès au matériel approprié pour faciliter le rétablissement si nécessaire, sans obstacle financier.
  • La disponibilité à grande échelle de soins de réadaptation de longue durée dans les centres de soins infirmiers et les établissements de soins de longue durée ainsi que dans les programmes ambulatoires et communautaires.

Indicateurs de rendement

  1. Proportion des patients avec AVC dont le dossier indique qu’un dépistage initial des troubles de la perception visuelle a été effectué dans le cadre de l’évaluation globale des besoins en réadaptation.
  2. Proportion des patients avec AVC dont les résultats sont piètres au dépistage initial et qui sont ensuite évalués en profondeur par des professionnels de la santé ayant reçu une formation appropriée.

Ressources pour la mise en œuvre et outils d’application des connaissances

Renseignements destinés aux fournisseurs de soins de santé

Renseignements destinés au patient

Résumé des données probantes

Lien vers les tableaux de données probantes et la liste des références

Perceptual deficits or disorders may affect any of the sensory modalities, resulting in disorders that may include visual, tactile, location, auditory, spatial, object (object agnosia), prosopagnosia, and colour processing, among others (Bowen et al., 2011). The prevalence of post-stroke perceptual deficits has been estimated to be as high as 69% one-month post-stroke and 74% two-years post-stroke (Edmans et al., 2000).

Of the perceptual deficits that affect individuals post-stroke, visual perceptual disorders, including unilateral spatial neglect (USN), may be the most frequently selected for investigation. In the Copenhagen Stroke Study, the incidence rate of post-stroke USN was found to be 23%, with USN being more common among individuals with a right-sided, as compared to a left-sided lesion (42% vs. 8%) (Pedersen et al., 1997). Presence of neglect has been reported to have a negative impact on functional recovery, length of rehabilitation stay, and independence following discharge (Katz et al., 1999; Paolucci et al., 2001; Gillen et al., 2005; Wee & Hopman, 2008).

In terms of non-pharmacological treatment of perceptual disorders post stroke, a Cochrane review by Bowen and colleagues (2011) identified five studies (n=308), each of which examined forms of sensory stimulation including cueing or visual stimulation. Based on the results of three trials providing sufficient data for pooling, no significant between group differences were found in perceptual impairment at the end of treatment (SMD=0.07, 95% CI -0.29 to 0.43). In another Cochrane review, 12 trials (n=306) were identified examining cognitive rehabilitation for the treatment of spatial neglect (Bowen and Lincoln, 2007). Although cognitive rehabilitation was associated with significant improvement in standardized neglect outcomes, treatment was not found to have a significant effect on functional disability (end of treatment: SMD=0.26 95% CI -0.2 to 0.7; follow-up: SMD=0.61, 95% CI -0.4 to 1.6). In both of these reviews, the authors concluded that there is insufficient evidence to support or refute the effectiveness of the interventions examined (Bowen et al., 2011; Bowen and Lincoln, 2007).

In a third Cochrane review examining interventions for visual field defects, Pollock and colleagues identified 13 studies (n=344, 83% post-stroke) exploring vision restorative therapy, visual scanning, and prism therapy (Pollock et al. 2011). Of the three treatments, only prism therapy was associated with significant improvement in visual field outcomes (MD=8.40, 95% CI 4.0 to 12.8). While both prism therapy and visual scanning were associated with improvement in scanning outcomes, neither treatment was found to have a significant treatment effect on functional ADLs (Pollock et al. 2011). Recently conducted randomized controlled trials (RCTs) have revealed conflicting evidence regarding the effectiveness of visual scanning therapy on visual perception (Ferreira et al. 2011; Chan et al. 2013; Kerkhoff et al. 2013), and more recent evidence regarding prism therapy has not provided further support for its use (Mancuso et al. 2012).

Other forms of treatment for spatial neglect and visual field deficits include the use of virtual reality and transcranial magnetic stimulation. Kim et al. (2011) conducted a RCT which investigated the effect of virtual reality training compared to conventional therapy on post stroke unilateral neglect. Patients who received virtual reality training demonstrated significantly greater changes in score on both the star cancellation test and Catherine Bergego scale compared to patients who received conventional therapy. However, no differences after treatment were observed between the two groups with respect to scores on the line bisection test or the Korean version of the modified Barthel Index. Regarding the use of repetitive transcranial magnetic stimulation (rTMS), Kim et al. (2013) examined the effect of this therapy at high and low frequencies on spatial neglect in acute stroke patients. Participants were randomly assigned to receive 1 Hz stimulation over the nonlesioned posterior parietal cortex (PPC), 10 Hz over the lesioned PPC, or sham stimulation. After 10 stimulation sessions over a two-week period, the improvement in the line bisection test score in the high frequency rTMS group was statistically significant compared to that in the sham stimulation group (p=0.03). Additionally, the improvements in the Korean-Modified Barthel Index scores in both the high and low frequency groups were statistically significant compared to those in the sham stimulation group (p<0.01 and p=0.02, respectively).