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Prise en charge de la douleur à l’épaule post-AVC

2016 MISE À JOUR
février 2016

La 5e édition des Recommandations canadiennes pour les pratiques optimales de soins de l’AVC sur Réadaptation post-AVC (2015) est publiée dans l’International Journal of Stroke et est accessible en ligne gratuitement. Afin d’accéder aux recommandations spécifiques pour : Prise en charge de la douleur à l’épaule et du syndrome douloureux régional complexe (SDRC) après un AVC, et tous les autres chapitres des recommandations sur Réadaptation post-AVC, veuillez cliquer sur ce lien, qui vous dirigera vers les recommandations en ligne dans l’Internal Journal of Stroke : http://journals.sagepub.com/doi/pdf/10.1177/1747493016643553

Pour la version française de ces recommandations, veuillez consulter l’annexe en cliquant sur le lien suivant : http://wso.sagepub.com/content/suppl/2016/04/18/1747493016643553.DC1/Stroke_Rehabilitation_2015_IJS_Manuscript_FINAL_FRENCH.pdf

Tous les autres renseignements connexes, y compris les indicateurs de rendement, les ressources de mise en l’œuvre, les résumés des données probantes et les références, sont accessibles au www.pratiquesoptimales.ca, et non pas sur le site de l’International Journal of Stroke. Veuillez cliquer sur les sections appropriées de notre site Web pour le contenu additionnel.

Justification

L’incidence de la douleur à l’épaule après un AVC est élevée. Parmi les patients adultes ayant subi un AVC, 72 % affirment avoir eu au moins un épisode de douleur à l’épaule pendant la première année suivant l’événement. Cette douleur peut masquer les progrès au chapitre du mouvement et des fonctions ou empêcher la participation du patient à des activités de réadaptation telles les thérapies ou les activités axées sur la vie quotidienne. La douleur à l’épaule hémiplégique peut contribuer à la dépression et à l’insomnie, et réduire la qualité de vie.

Exigences pour le système

L’évaluation et la prise en charge appropriées et en temps opportun de la douleur à l’épaule exigent les éléments suivants :

  • La disponibilité de soins de l’AVC organisés pendant la période de réadaptation post-AVC, notamment des unités de réadaptation post-AVC dotées d’un nombre nécessaire de membre du personnel et d’une équipe interprofessionnelle ayant reçu la formation appropriée.
  • Le matériel nécessaire pour un bon positionnement du membre (p. ex., oreillers, appuie-bras).

L’évaluation et la prise en charge appropriées et en temps opportun de la douleur à l’épaule exigent les éléments suivants :

  • L’évaluation initiale de la plus grande amplitude du mouvement actif ou passif de l’épaule, fondée sur le score à l’échelle Chedoke-McMaster Stroke Assessment, et l’évaluation de la rotation externe effectuée par des cliniciens ayant une expérience de la réadaptation post-AVC.
  • L’accès en temps opportun à des services de réadaptation post-AVC spécialisés et interprofessionnels pour la prise en charge de la douleur à l’épaule.
  • L’accès en temps opportun à des thérapies de réadaptation de l’intensité et du type indiqués pour la prise en charge ou la réduction de la douleur à l’épaule du survivant d’un AVC.
  • La disponibilité de services de réadaptation dans les centres de soins infirmiers et ceux de soins de longue durée ainsi que dans les programmes communautaires et les consultations externes.
  • Des médecins ayant reçu une formation en soins de l’AVC et, au besoin, en injections de toxine botulique et en injections intra-articulaires dans l’épaule.

Indicateurs de rendement

  1. Proportion des patients avec AVC qui souffrent de douleur à l’épaule dans un hôpital de soins actifs, dans un établissement de réadaptation pour patients hospitalisés ou après le retour dans la collectivité (l’outil du SNIR comprend une question d’autoévaluation de la douleur à l’admission et au congé).
  2. Durée du séjour des patients souffrant de douleur à l’épaule dans un hôpital de soins actifs ou dans un établissement de réadaptation pour patients hospitalisés (comparativement aux patients ne souffrant pas de douleur à l’épaule).
  3. Proportion des patients avec AVC signalant une douleur à l’épaule lors du suivi après trois et six mois.
  4. Changement du score d’intensité de la douleur à l’épaule, à partir des données de référence jusqu’à des périodes déterminées de mesure.
  5. Changements du score de motricité, à partir des données de référence jusqu’à des périodes déterminées de mesure.
  6. Amplitude de la rotation externe de l’épaule avant et après les soins pour la douleur à l’épaule.
  7. Proportion des patients chez qui l’amplitude du mouvement est réduite en raison de la douleur à l’épaule.

Remarques relatives aux indicateurs de rendement

  • Indicateur de rendement 4 : Des échelles uniformisées devraient être utilisées pour la mesure de la douleur et de l’amplitude du mouvement.
  • Certaines données doivent être extraites des dossiers médicaux. La capacité des professionnels de la santé à documenter la douleur à l’épaule peut avoir une incidence sur la qualité et la possibilité d’établir des rapports sur certains de ces indicateurs de rendement.
  • Des outils de vérification utilisés à l’échelle locale peuvent faciliter la collecte de données sur la douleur à l’épaule qu’éprouvent les patients avec AVC.

Ressources pour la mise en œuvre et outils d’application des connaissances

Renseignements destinés aux fournisseurs de soins de santé

Renseignements destinés au patient

Résumé des données probantes

Lien vers les tableaux de données probantes et la liste des références

The use of supportive slings and supports has been shown to reduce the amount of subluxation (evident upon radiographic examination) and may also help to reduce hemiplegic shoulder pain. A Cochrane review authored by Ada et al. (2005) included the results from 4 RCTs evaluating the use of strapping (n=3) and hemisling (n=1). All patients were in the acute phase of stroke (less than 4 weeks) with a flaccid arm with no history of shoulder pain. The number of pain-free days associated with treatment was significantly greater; (mean difference: 13.6 days, 95% CI 9.7 to 17.8, p<0.0001); however, the results from only two studies were included in the pooled result. Among two RCTs that examined the use of strapping, specifically to prevent the development of shoulder pain, the results were conflicting (Hanger et al. 2000, Griffin & Bernhardt 2006). In a recent RCT, the use of the tri-pull method of taping paired with conventional therapy (experimental group) was compared to a sham taping with therapy; results demonstrated a significant reduction in pain among the experimental group (Pandian et al. 2013). A recent meta-analysis, including the results from five RCTs, reported that shoulder positioning programs were not effective in preventing or reducing the range of motion loss in the shoulders’ external rotation (Borisova & Bohannon 2009).

Ada and Foongchomcheay (2002) conducted a meta-analysis to examine the effect of electrical stimulation on shoulder subluxation following stroke. Participants with subluxation or shoulder muscle paralysis in both the acute and chronic stages of stroke, from seven RCTs were included. The results suggested that early treatment, starting with electrical stimulation for 2 hours per day increasing to between 4 and 6 hours per day, in addition to conventional therapy helps to prevent the development of hemiplegic shoulder while later treatment helps to reduce pain. A systematic review of 14 studies conducted by Mathieson et al. (2014) found that the use of functional electrical stimulation (FES) plus imagery (mirror therapy or mental imagery) was the most effective treatment compared to passive and active assisted therapy, while usual care plus FES was also beneficial. In a RCT by Manigandan et al. (2014), participants received either electrical stimulation to the supraspinatus and posterior deltoid plus physio- and occupational therapy for 5 weeks (group 1), or electrical stimulation to the supraspinatus, posterior deltoid and long head of the bicep plus physio- and occupational therapy for 5 weeks (group 2). The authors found that group 2 improved significantly compared to group 1 in the reduction of shoulder subluxation, improvement of passive pain free external rotation, and improvement in range of active shoulder abduction ROM. Church et al. (2006) randomized 176 patients to receive active or sham surface FES treatments in addition to conventional therapy, for four weeks following acute stroke. There was no significant difference in prevalence of pain between groups post intervention. Koyuncu et al. (2010) also reported no differences in shoulder pain of all patients during resting, passive range of motion or active range of motion following 20 sessions of surface FES in addition to inpatient rehabilitation, compared with patients who did not receive electrical stimulation treatments. An RCT by de Jong et al. (2013) compared the effects of arm stretch positioning combined with motor amplitude NMES in relation to sham arm positioning with sham NMES. No significant differences in shoulder pain between the control and experimental group were observed at 8 weeks.

There is evidence that treatment with botulinum toxin type a (BTX-A) may help to improve hemiplegic shoulder pain, but the results from systematic reviews and RCTs are not consistent. A Cochrane review (Singh & Fitzgerald 2010) examined the efficacy of the use of BTX-A toxin in the treatment of shoulder pain. Six RCTs were included, five of which included patients with post-stroke shoulder pain. Treatment with BTX-A was associated with reductions in pain at 3 and 6 months, but not at 1 month following injection. De Boer et al (2008) randomized 22 patients, an average of 6 months following stroke with significant shoulder pain to receive a single injection of 100 U Botox or placebo to the subscapularis muscle. In addition, all patients received some form of physical therapy. While pain scores improved in both groups over time, there was no significant difference at 12 weeks following treatment, nor was there significant improvement between groups in degree of humeral external rotation.

Intra-articular corticosteroids injections may also help to improve symptoms of shoulder pain. Rah et al. (2012) randomized 58 patients with chronic shoulder pain (at least 3/10 on a Visual Analog Scale (VAS) to receive a single subacromial injection of 40 mg triamcinolone acetonide or lidocaine (control condition). All patients participated in a standardized exercise program. There was significant reduction in the average shoulder pain level at day and night, measured on a 10 cm VAS at 8 weeks associated with steroid injection. In contrast, Snels et al. (2000) reported that in 37 patients with hemiplegic shoulder pain (≥ 4 on a 0 to 10 VAS) randomized to receive three injections (1-2 weeks apart) of 40 mg triamcinolone acetonide or placebo, active treatment was not associated with improvements in pain scores three weeks later. Dogan et al. (2013) found that compared to traditional rehabilitation alone, the addition of intra-articular steroid, and intra-articular steroid plus hydraulic distention significantly improved range of motion immediately after treatment and at 1 month follow-up. Both steroid groups had significant improvements on VAS score at rest and during activity but the group which received steroid plus hydraulic distention were significantly more effective than only the intra-articular steroid injection and therapy.

There is no definitive therapeutic intervention for complex regional pain syndrome (CRPS). Although a wide variety of preventative measures and treatments have been used including exercise, heat, contrast baths, hand desensitization programs, splints, medications, and surgical options, there is little evidence that many of the commonly-used treatments are effective. Although physiotherapy is regarded as the cornerstone of integrated treatment, no controlled trials have been conducted to evaluate its effect in preventing the development of CRPS. There is some evidence that a two-week, tapering dose of 32 or 40 mg of oral corticosteroids is more effective than either NSAIDS or placebo in improving symptoms of CRPS (Bruas et al. 1994, Kalita et al. 2006). An overview conducted by O’Connel et al. (2013) evaluated 19 studies that used a variety of interventions to treat pain, disability, and CRPS. The authors found moderate quality evidence that intravenous regional blockade with guanethidine is not effective in CRPS and is associated with adverse events. Low quality evidence was found for biphosphates, calcitonin or daily IV of ketamine for the treatment of pain compared to a placebo. Both motor imagery and mirror therapy may be effective for the treatment of pain compared to a control condition. There is some evidence that local anaesthetic sympathetic blockade, physiotherapy, and occupational therapy are not effective for CRPS.