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Spasticité des membres inférieurs après un AVC

2016 MISE À JOUR
février 2016

La 5e édition des Recommandations canadiennes pour les pratiques optimales de soins de l’AVC sur Réadaptation post-AVC (2015) est publiée dans l’International Journal of Stroke et est accessible en ligne gratuitement. Afin d’accéder aux recommandations spécifiques pour : Spasticité des membres inférieurs après un AVC, et tous les autres chapitres des recommandations sur Réadaptation post-AVC, veuillez cliquer sur ce lien, qui vous dirigera vers les recommandations en ligne dans l’Internal Journal of Stroke : http://journals.sagepub.com/doi/pdf/10.1177/1747493016643553

Pour la version française de ces recommandations, veuillez consulter l’annexe en cliquant sur le lien suivant : http://wso.sagepub.com/content/suppl/2016/04/18/1747493016643553.DC1/Stroke_Rehabilitation_2015_IJS_Manuscript_FINAL_FRENCH.pdf

Tous les autres renseignements connexes, y compris les indicateurs de rendement, les ressources de mise en l’œuvre, les résumés des données probantes et les références, sont accessibles au www.pratiquesoptimales.ca, et non pas sur le site de l’International Journal of Stroke. Veuillez cliquer sur les sections appropriées de notre site Web pour le contenu additionnel.

Justification

La spasticité est une augmentation des réflexes toniques à l’étirement d’un muscle (tonus musculaire) qui dépend de la vélocité de l’étirement et est accompagnée de réactions exagérées des tendons. Elle peut être douloureuse et nuire au rétablissement des fonctions et aux efforts de réadaptation. Si elle n’est pas prise en charge de façon adéquate, le survivant d’un AVC peut éprouver une perte de l’amplitude des mouvements aux articulations de la cheville et du pied et des difficultés à marcher.

Exigences pour le système

L’évaluation et la prise en charge appropriées en temps opportun de la spasticité du membre inférieur exigent les éléments suivants :

  • Des soins organisés pour l’AVC, y compris des unités de réadaptation post-AVC dotées d’un nombre nécessaire de membres du personnel et d’une équipe interprofessionnelle ayant reçu la formation appropriée, et ce, pendant la période de la réadaptation post-AVC.
  • L’évaluation initiale et les suivis effectués par des cliniciens ayant la formation et l’expérience appropriées en réadaptation tant à l’hôpital que dans la collectivité.
  • Pour corriger une importante inversion de la cheville, il faudrait envisager une évaluation en vue de l’utilisation d’une orthèse tibiale (cheville-pied).
  • L’accès en temps opportun à des services de réadaptation post-AVC spécialisés et interprofessionnels, tels qu’ils sont définis dans les Recommandations.
  • L’accès en temps opportun à des soins de réadaptation d’intensité appropriée pour les survivants d’un AVC, tels qu’ils sont définis dans les Recommandations.
  • Le financement nécessaire pour les injections de chimiodénervation et les services de réadaptation post-injection connexes, le cas échéant.

Indicateurs de rendement

  1. Ampleur de la modification (amélioration) du score de l’état fonctionnel, mesuré à l’aide d’un outil d’évaluation uniformisé (MIF), à partir de l’admission dans un programme de réadaptation pour patients hospitalisés jusqu’au congé (moyenne et médiane).
  2. Modification du score de l’état fonctionnel du membre inférieur, mesuré à l’aide d’un outil d’évaluation uniformisé (sous-échelle du Chedoke-McMaster), à partir de l’admission dans un programme de réadaptation pour patients hospitalisés jusqu’au congé.
  3. Modification du score de spasticité du membre inférieur, mesuré à l’aide d’un outil d’évaluation uniformisé (échelle d’Ashworth modifiée), à partir de l’admission dans un programme de réadaptation pour patients hospitalisés jusqu’au congé.
  4. Délai médian entre l’admission en raison d’un AVC à un hôpital de soins actifs et l’évaluation du potentiel de réadaptation effectuée par un spécialiste du domaine des soins de réadaptation.
  5. Durée médiane du séjour dans une unité de réadaptation post-AVC pendant la réadaptation active en milieu hospitalier.
  6. Durée médiane totale du séjour dans une unité de réadaptation post-AVC pendant la réadaptation en milieu hospitalier.

Remarques relatives aux indicateurs de rendement :

  • Il faut veiller à ce que les points de départ de la mesure soient uniformes pour toutes les mesures de temps, et intégrer dans un document la définition du temps de « début » et de « fin » de la mesure aux fins de transparence et de reproduction.

Ressources pour la mise en œuvre et outils d’application des connaissances

Renseignements destinés aux fournisseurs de soins de santé

Renseignements destinés au patient

Résumé des données probantes

Lien vers les tableaux de données probantes et la liste des références

Few studies have been published examining the prevention or treatment of spasticity or contracture using antispastic pattern positioning, range of motion exercises, stretching and/or splinting in the lower extremity. Kluding et al. (2008) reported that eight sessions of functional task practice combined with ankle joint mobilizations, provided over four weeks, resulted in increased ankle range of motion, compared with a group that received therapy only, in the chronic stage of stroke. The participants in the intervention group gained 5.7 degrees in passive ankle range of motion compared with 0.2 degree degrees in the control group (p<0.01).

The use of Botulinum toxin–type A (BTX-A) for the lower extremity is not as well-studied compared with the upper extremity. A meta-analysis (Foley et al. 2010), which included the results from 8 studies reported a moderate increase in gait speed associated with BTX-A (SMD= 0.193±0.081, 95% CI 0.033 to 0.353, p<0.018). In a recent randomized controlled trial Picelli et al. (2014) compared three different treatments among chronic stroke patients. Individuals were randomized to receive ultrasound, transcutaneous electrical stimulation, or Botox®. Picelli et al. (2014) reported that patients receiving Botox® had significantly greater improvement of spasticity (modified Ashworth Scale) compared to individuals in the other treatment groups. Dunne et al. (2012) randomized 85 stroke patients (≥ 6 weeks post stroke) to receive a single injection of 200 U (n=28), 300 U Botox ® (n=28) or saline. When the results from the two Botox ® groups were combined, there was significantly greater improvement in Ashworth Scale scores, pain, spasm frequency, and the number of patients who experienced at least a 15% increase in ankle dorsiflexion, at 12 weeks. Kaji et al. (2010) randomized 120 patients with lower limb spasticity following stroke greater than six months to receive a single treatment of 300 U Botox® or placebo. There was a significantly greater mean reduction in modified Ashworth Scale scores at weeks four, 6 and 8 in the treatment group compared with the control group; however, there were no significant differences between groups at week 10 or 12. Two pre-post studied the effect of Botox® on lower limb spasticity (modified Ashworth Scale) and found significant improvement at both 30 and 90 days post-injection (Sanamato et al. 2013a, 25-100 U; Sanamato 2013b, 250-340 U). Pittock et al. (2003) compared escalating doses of BTX-A with placebo and found that the highest dose (1,500 U Dysport ®) was associated with the greatest relief of calf spasticity compared with placebo at four, eight and 12 weeks following treatment. Lower doses (500 and 1,000 U) resulted in significant reductions in spasticity at week four only. Burbaud et al. (1996) randomized 23 adult hemiparetic stroke patients with ankle plantar flexor and foot invertor spasticity to receive a single injection of BTX-A and one of placebo in random order, at day 0 and day 90). Following active treatment, there was a significant reduction in spasticity associated with the ankle movement (extensors and invertors).

Intrathecal baclofen is popular treatment for spasticity in many populations including stroke, spinal cord injury, and cerebral palsy. Meythalar et al. (2002) performed a cross-over randomized controlled trial among individuals with chronic stroke. At one year the authors noted that spasticity had improved, as evidenced by a decline in Ashworth scores and reflex scores (p<0.01 for both); spasm frequency scores did not improve (p>0.05).