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Recommandations pour la reconnaissance de l’AVC et les interventions

5e édition
2015 MISE À JOUR
Janvier 2015
  1. Tous les membres du public doivent savoir qu’un AVC est une urgence médicale [niveau de données probantes C].
  2. L’éducation du public doit mettre l’accent sur la reconnaissance des signes et des symptômes de l’AVC [niveau de données probantes C]. Voir l’encadré 1.
  3. Les campagnes de sensibilisation et d’éducation du public doivent employer l’acronyme VITE (Visage, Incapacité, Trouble de la parole, Extrême urgence) pour aider les gens à se rappeler ces symptômes [niveau de données probantes B]. Se référer à l’encadré 1.
  4. L’éducation du public doit souligner la nécessité de réagir immédiatement en composant le 9-1-1 [niveau de données probantes B] même si les symptômes semblent s’estomper.
    1. Le grand public doit être prêt à fournir les renseignements pertinents au répartiteur, aux ambulanciers et aux autres spécialistes, ainsi qu’à répondre à leurs questions [niveau de données probantes C]. Se référer à l’encadré 2.
    2. Le public doit savoir qu’il est impératif de suivre les instructions fournies par le service téléphonique d’urgence.
  5. L’éducation du public doit mentionner que l’AVC peut frapper à n’importe quel âge, du nouveau-né à l’adulte. Elle doit également souligner les avantages d’une consultation médicale rapide [niveau de données probantes C]. Se référer à la section « Justification » pour connaître les avantages d’une intervention rapide.

Pour des recommandations relatives aux services paramédicaux et aux soins préhospitaliers, consultez le module sur l’AVC en phase hyperaiguë des RCPOSA, section 2.

Encadré 1 : Signes de l’AVC : VITE

Fondation des maladies du cœur et de l’AVC, fmcoeur.ca/vite

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Encadré 2 : Renseignements principaux exigés par le répartiteur, les ambulanciers et l’établissement recevant le patient

  • L’endroit où se trouve le patient.
  • L’heure à laquelle les symptômes de l’AVC ont commencé, si on la connaît (si ce n’est pas le cas, le dernier moment où le patient a été vu dans un état normal).
  • L’état actuel du patient qui subit un AVC ainsi que tous changements dans son état depuis le début des symptômes.
  • Les médicaments que le patient prend actuellement, si on les connaît.
  • Tous les autres problèmes de santé connus.
Justification

Quand on parle d’AVC, le temps est compté! Deux millions de neurones meurent chaque minute après le début des symptômes et entraînent ainsi des lésions cérébrales permanentes.

L’AVC est une urgence médicale. Bien des gens ne reconnaissent pas les signes et les symptômes de l’AVC, ou alors les attribuent à un problème de santé moins grave, ce qui les pousse à ne pas demander immédiatement de l’aide médicale. Il est crucial que toutes les personnes qui font un AVC arrivent à l’urgence aussi rapidement que possible, car si l’évaluation et le traitement sont faits tôt, il pourrait être possible de leur sauver la vie. L’AIT est également considérée comme une urgence médicale devant être évaluée et traitée rapidement.

Tous les efforts visant à améliorer les interventions du système des urgences en cas d’AVC ou à encourager le public à reconnaître les signes et symptômes de l’AVC pour ensuite appeler l’urgence donnent lieu à de meilleurs traitements et résultats.

Ces recommandations s’appliquent dans toutes les régions géographiques, et l’éducation devrait elle aussi se faire de façon uniforme, sans tenir compte des enjeux locaux de temps d’accès aux soins.

Exigences pour le système
  • Du financement et du soutien de la part du gouvernement pour les initiatives de sensibilisation en vue d’améliorer la reconnaissance et la rétention des signes de l’AVC, ainsi que de souligner l’importance de composer immédiatement le 9-1-1.
  • Une collaboration accrue entre les organismes communautaires et les professionnels de la santé afin d’assurer l’uniformité des campagnes d’éducation du public aux signes de l’AVC, notamment en mettant fortement l’accent sur l’importance d’une intervention rapide dès que l’on perçoit ces signes.
  • Des formations et de l’éducation pour les services médicaux d’urgence, les médecins en soins primaires et en soins actifs, le personnel infirmier et les professionnels paramédicaux en vue d’augmenter leur capacité de reconnaître les gens potentiellement victimes d’un AVC et de procéder à une évaluation et à une prise en charge rapides.
  • Des systèmes exhaustifs en place pour assurer à tous les Canadiens et Canadiennes un accès à des services médicaux d’urgence adéquats ainsi qu’à des soins de l’AVC, quelle que soit la région où ils vivent.
Indicateurs de rendement
  1. La proportion de la population qui connaît les signes de l’AVC présentés dans VITE (indicateur de base).
  2. La proportion de gens qui subissent un AVC ou un AIT et qui sont transportés aux soins actifs par des ambulanciers (indicateur de base).
  3. Le délai médian (en heures) entre le début des symptômes de l’AVC et l’arrivée aux services d’urgence.
  4. La proportion des patients cherchant à obtenir des soins médicaux dans les 3,5; 4; 4,5 et 6 heures suivant le début des symptômes de l’AVC (indicateur de base).
  5. Le délai moyen entre le début des symptômes de l’AVC et le premier appel aux services médicaux d’urgence (l’heure à laquelle a eu lieu l’appel au 9-1-1).
  6. La proportion de la population qui vit à moins de 3,5; 4; 4,5; et 6 heures de transport terrestre d’un hôpital pourvu du matériel nécessaire pour fournir des soins de l’AVC en phase hyperaiguë (c.-à-d., qui possède un tomodensitomètre et qui a la capacité d’administrer du t-PA).

Se référer au module sur l’AVC en phase hyperaiguë des RCPOSA, section 2, pour d’autres indicateurs de rendement relatifs aux soins préhospitaliers et au transport.

Notes sur la mesure des indicateurs

  • Indicateur de rendement 1 : Les données nécessaires peuvent être tirées de sondages menés par la Fondation ou par d’autres organismes.
  • Indicateurs de rendement 2 à 4 : Les données nécessaires peuvent être tirées de la base de données du SNISA et de la BDCP de l’Institut canadien d’information sur la santé, du projet spécial sur l’AVC 340 ou des vérifications des dossiers primaires.
  • Indicateur de rendement 3 : L’heure du triage à l’urgence doit toujours être utilisée pour estimer l’heure d’arrivée à l’urgence. Elle devrait notamment être affichée dans le SNISA de l’ICIS et, comme valeur calculée, dans la BDCP.
  • Indicateurs de rendement 3 et 4 : Le début des symptômes peut être connu si le patient était éveillé (et conscient) au moment où il a eu lieu ou inconnu si les symptômes étaient déjà présents au réveil. Il est important de noter si l’heure de début est estimée ou exacte. L’heure peut être dite exacte si 1) le patient était renseigné et a lui-même noté l’heure de début des symptômes; ou si 2) une autre personne a été témoin du début des symptômes et en a noté l’heure.
  • L’indicateur de rendement 6 peut être obtenu en menant des analyses géospatiales fondées sur l’emplacement des postes d’ambulances, l’emplacement des hôpitaux dotés de services d’AVC en phase hyperaiguë et la géographie des routes.
Ressources pour la mise en Å“uvre et outils de transfert des connaissances

Information pour les dispensateurs de soins de santé

Information pour les patients

Résumé des données probantes de 2015

Stroke Recognition and Response Evidence Tables

The results from many cross-sectional surveys indicate that, among members of the general public, knowledge of the signs and symptoms associated with stroke is poor. Failure of recognition on the part of the person witnessing a stroke and/or those experiencing a stroke event can delay the time to contact emergency services, which may in turn decrease a patient’s opportunity to receive time-sensitive treatment. Mochari-Greenberger et al. (2014) surveyed 1,205 women aged ≥25 years living in the United States, who had participated in the American Heart Association National Women’s Tracking Survey. Participants were contacted by telephone and asked standardized questions related to stroke warning signs and actions to take in the event of stroke. Sudden weakness and/or numbness of the face or limb of one side were the most commonly-cited symptom (51%). Loss of/trouble with understanding speech was also frequently recognized as a symptoms among 44% of respondents, while headache, unexplained dizziness and loss of vision in one eye were recognized by 23%, 20% and 18%, respectively. In the UK, Robinson et al. (2013) surveyed 1,300 individuals in public areas, places of work, and academic institutions. Among those surveyed, 70% were aware of the FAST campaign and 80% recalled the ‘burning face’ image. Over 75% of participants were able to recall all three FAST stroke symptoms and >90% were able to recall at least one. Stroke warning signs not included as part of the FAST campaign were not as well recognized. Lundelin et al. (2012) conducted telephone surveys of 11,827 adults living in Spain who had participated in the Study on Nutrition & Cardiovascular Risk in Spain study to assess their ability to identify stroke symptoms, including sudden confusion or trouble speaking, numbness of face, arm or leg, sudden trouble seeing in one or both eyes, sudden chest pain (decoy), sudden trouble walking, dizziness or loss of balance or severe headache. 65.2% of the participants could correctly identify 4-6 symptoms of stroke, although only 19% could identify all 6 symptoms correctly and 11.4% were unable to identify a single symptom. 81.1% of participants indicated that they would call an ambulance if they suspected someone was having a stroke. Persons who could identify more stroke symptoms were more likely to call for an ambulance.

The number of Public Health campaigns designed to increase the recognition of the signs and symptoms of stroke has increased over the past decade. One of the most recognized programs is FAST, a mnemonic standing for F-face drooping, A- Arm weakness, S-speech difficulties and T-time to call 911. The results of several studies evaluating the effectiveness of these campaigns indicates that that persons exposed to the campaigns become more aware of the signs and symptoms of stroke. Bray et al. (2013) surveyed 12,439 individuals ≥40 years of age from the general population in Australia and reported that from 2004 to 2010, there had been a significant increase in the number of respondents who were aware of the national multimedia stroke awareness campaigns (31% vs 50%), which included FAST and in the number or participants able to name ≥1 (69% vs 81%), ≥2 (43% vs 63%), and ≥3 (19% vs 32%) warning signs of stroke. Respondents who could identify ≥2 warning signs were significantly more likely to be aware of the campaign (OR= 1.88, 95% CI 1.74 to 2.04). Jurkowski et al. (2010) also reported that following a public awareness campaign to increase awareness of FAST, respondents who were exposed to a 3-phase multimedia campaign over a 7-month were more likely to be aware of the campaign and its primary message to call 9-1-1. The percentage of respondents who reported they would call 9-1-1 in response to specific stroke symptoms increased from 9%-12% for specific symptoms identified in oneself and 4%-12% for specific symptoms, from pre-to post campaign, compared to those who had not been exposed to the campaign.

Most recently, Rasura et al. (2014) conducted a review of 22 studies, of which 14 targeted the general public using mass media campaigns, which varied in duration from 3 months to 4 years and 6, which targeted specific groups with the interventions lasting 3 minutes-12 hours. Three popular stroke signs and symptoms were included in all of the studies using mass media campaigns: FAST, SUDDEN and Give-Me-Five. Effectiveness of the interventions was assessed in most studies through questionnaires administered pre and post intervention. The authors concluded that large public health campaigns using mass media are expensive and short lived and may not be effective, although the increased costs could be mitigated through more prompt treatment with t-PA. They also indicated that, to be effective, the message being delivered must direct the person to call an ambulance. They also reported that the dose of the campaign appeared to be as important as the message, television was found to be the most effective medium and while online campaigns can also be successful, they tended to attract a self-selected group (e.g. well-educated women).