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Définitions et contexte

5e édition
2015 MISE À JOUR
Janvier 2015

Seulement environ les deux tiers des patients qui recherchent des soins actifs en raison des symptômes d’un AVC arrivent à l’urgence en ambulance (Rapport sur les soins de l’AVC 2014 de la Fondation); les patients du dernier tiers s’y rendent soit par eux-mêmes, en voiture, soit accompagnés par des membres de leur famille ou une autre personne. Les moyens de transport autres que l’ambulance présentent plusieurs problèmes : 1) il n’est pas sécuritaire de conduire pour une personne qui ressent des symptômes d’un AVC, même si ceux-ci semblent s’estomper. Effectivement, les symptômes pourraient s’aggraver en cours de route et nuire à la rapidité de réaction et au jugement de la personne; 2) ce ne sont pas tous les hôpitaux du Canada qui sont dotés du matériel nécessaire pour fournir des soins urgents dans les cas d’AVC. Le grand public ne sait pas quel hôpital est le mieux adapté pour lui offrir les meilleurs soins, ce qui risque de retarder davantage l’accès au traitement; 3) les ambulanciers sont en mesure de se rendre à un hôpital approprié, reconnu comme centre de soins de l’AVC, et d’aviser le service d’urgence de leur arrivée, ce qui permet de gagner du temps et potentiellement d’améliorer les résultats.

Après une consultation exhaustive, deux échéances ont été déterminées afin de favoriser l’efficacité des interventions au Canada tout en respectant le laps de temps de 4,5 heures à partir du début des symptômes pour administrer le traitement thrombolytique. Ce sont :

  1. La phase préhospitalière, qui commence par le début des symptômes de l’AVC (ou le dernier moment où le patient a été vu dans un état normal). Cette étape comprend l’appel du service d’urgence, la prise en charge sur place par les ambulanciers et le temps de transport. Idéalement, cette phase doit se dérouler aussi rapidement que possible, en moins que 3,5 heures.
  2. La phase au service d’urgence, après l’arrivée du patient à l’hôpital. Cette étape comprend l’évaluation diagnostique, le diagnostic et la prise en considération des possibilités de traitement. Idéalement, cette phase doit se dérouler aussi rapidement que possible, en moins de 60 minutes.

Il faut souligner que même si plus de 4,5 heures se sont écoulées depuis le début des symptômes (et donc en tenant compte du temps avant l’arrivée à l’hôpital), il est essentiel de déployer tous les efforts possibles pour transporter le patient à un établissement de soins de santé doté du matériel adéquat. Ce dernier point doit être clairement mentionné dans toute initiative d’éducation sur les signes de l’AVC destinée au grand public, aux patients et aux professionnels. Pour de plus amples renseignements, consultez la section 2.1.3 du module sur l’AVC en phase hyperaiguë.

Les fondements de la reconnaissance et de l’intervention imposent au public et aux membres des équipes de soins de santé de collaborer afin de dépister l’AVC aussi rapidement que possible, puis de suivre une série d’étapes normalisées cruciales en vue de favoriser la survie, d’optimiser les possibilités de traitement et d’améliorer les conséquences sur la santé.

Ces étapes principales du cheminement d’un survivant sont illustrées à la figure  et s’appliquent à la plupart des patients qui manifestent les signes de l’AVC. Les circonstances propres aux patients, les enjeux géographiques et l’accès aux ressources sont tous des facteurs susceptibles d’influencer les étapes spécifiques de la prise en charge précoce de l’AVC chez les patients. Toutefois, les étapes mentionnées à la figure  énoncent les pratiques optimales à suivre pour la majorité des patients chez lesquels on perçoit les signes de l’AVC ou de l’AIT.

Figure  : Les principales étapes du cheminement d’un survivant