Un bulletin de Cœur + AVC révèle que les femmes doivent craindre l’AVC

 

Le 5 juin 2018 – Les femmes sont touchées de façon disproportionnée par l’AVC tout au long de leur vie. Plus de femmes que d’hommes en meurent et vivent avec les séquelles, qui sont plus graves, et les défis qu’elles rencontrent au cours de leur rétablissement sont plus grands. D’ailleurs, le Bulletin sur l’AVC 2018 de Cœur + AVC indique qu’elles sont confrontées à de nombreux obstacles dans le système de santé, et le soutien qu’elles reçoivent est souvent insuffisant.

« Nous avons vu des améliorations exceptionnelles en matière de sensibilisation, de soins, de traitement et de recherche au cours des 20 dernières années, affirme Yves Savoie, chef de la direction national de Cœur + AVC. Malheureusement, les femmes ne profitent pas autant de ces progrès que les hommes. Tout au long de leur vie, elles ont la possibilité, selon leur niveau de risque, leur âge et leur situation, de mieux s’informer, de recevoir des soins et des traitements plus rapidement, et d’être mieux soutenues pour se rétablir pleinement. »

Selon le Bulletin sur l’AVC 2018, le fardeau de l’AVC est plus grand pour les femmes, et le soutien que celles-ci reçoivent est insuffisant :

  • L’AVC est plus fatal chez les femmes : cette affection tue un tiers de plus de femmes que d’hommes au pays.
  • Plus de femmes vivent avec les séquelles de l’AVC : environ 405 000 personnes vivent avec les conséquences d’un AVC, dont 214 000 femmes.
  • Comparativement aux hommes, les femmes sont 60 % moins susceptibles de retrouver leur autonomie, réalisent moins de gains fonctionnels, et atteignent donc une moins bonne qualité de vie.
  • À peine moins de la moitié des femmes ayant subi un AVC (46 %) participent à des programmes de réadaptation.
  • Les femmes sont moins susceptibles que les hommes de retourner à la maison après un AVC, et près de deux fois plus d’entre elles sont traitées dans des établissements de soins de longue durée.
  • Le risque qu’un mariage prenne fin à la suite d’un AVC est plus élevé lorsque la femme est atteinte.

Les femmes font face à un risque d’AVC bien particulier

Le corps des femmes est différent, et elles sont plus à risque de subir un AVC à certains moments de leur vie. L’AVC est trois fois plus fréquent chez les femmes enceintes que chez celles d’âge comparable qui ne le sont pas. Le risque d’AVC augmente chez les femmes ménopausées, et il s’élève jusqu’à 30 % avec le recours au traitement d’hormonothérapie substitutive. Les femmes âgées portent le plus lourd fardeau de l’AVC : leurs atteintes sont plus nombreuses et plus graves, laissent des séquelles des plus importantes, et posent de sérieux problèmes pendant le rétablissement, notamment parce que ces femmes sont souvent exclues des études scientifiques sur l’AVC.

Les femmes d’origine sud-asiatique ou africaine sont exposées à un risque accru d’AVC. Il en va de même pour les Autochtones, qui éprouvent aussi de la difficulté à avoir accès à des traitements adéquats et à du soutien lors de leur rétablissement.

« J’étais à l’un des meilleurs hôpitaux spécialisés dans le traitement de l’AVC du pays et j’ai vu à quel point le système pouvait être efficace », affirme Lisa Meeches, Ojibwée de la Première Nation de Long Plain, au Manitoba, productrice de films et de télévision. Elle s’est complètement rétablie de l’AVC qu’elle a subi en 2016, au début de la quarantaine. « Sans ma culture et mes prières, je ne me serais pas rétablie. »

Les femmes ne sont pas suffisamment sensibilisées aux signes et aux facteurs de risque

Selon un sondage commandé par Cœur + AVC, les femmes ne connaissent pas assez les signes et les facteurs de risque de l’AVC. La plupart d’entre elles, soit 70 %, ne connaissent aucun des principaux facteurs de risque de l’AVC, tandis que seulement 25 % des répondantes savent qu’une pression artérielle élevée en constitue un, alors qu’il s’agit du plus important. Aussi, moins de 1 % ont indiqué que la fibrillation auriculaire – un rythme cardiaque irrégulier – en est un également, malgré son importance chez les femmes. De plus, une femme sur trois (36 %) ne connaissent aucun des signes VITE de l’AVC, et seulement 8 % connaissent les trois.

« J’avais reçu un diagnostic de fibrillation auriculaire, mais je ne savais pas qu’il s’agissait d’un facteur de risque de l’AVC. Nous devons mieux informer les gens sur les facteurs de risque et les sensibiliser davantage sur les signes de l’AVC », enjoint Lynne Stacey, physiothérapeute qui a donné des cours de gymnastique aquatique à des personnes ayant subi un AVC pendant plus de 25 ans, avant d’elle-même en subir un à 75 ans.

L’AVC est une préoccupation pour les femmes

Les femmes et l’AVC sont indissociables, soit parce qu’elles en subissent, soit parce qu’il frappe des proches dont elles prennent soin. L’AVC bouleverse leur rôle à la maison, au travail et dans la communauté, est une source de tension dans leurs relations et menace leur autonomie.

« Les femmes subissent tellement de pression à leur travail et dans leur famille qu’elles ne prennent pas le temps de prioriser leur santé », affirme Patrice Lindsay, directrice de l’AVC à Cœur + AVC.

Pour aller de l’avant

Les différences en matière de santé cérébrale entre les femmes et les hommes commencent à peine à être comprises. Les occasions de mieux soutenir la santé cérébrale des femmes existent et ne feront qu’augmenter, notamment grâce à la sensibilisation et à la prévention ainsi qu’à l’amélioration des soins, des traitements et du soutien au rétablissement.

Cœur + AVC a la ferme intention de soutenir la santé cardiaque et cérébrale des femmes, notamment à l’aide d’une toute nouvelle campagne de sensibilisation : #TempsDeVoirRouge. Pour en savoir plus, visitez coeuretavc.ca/femmes.

Pour lire le bulletin complet : coeuretavc.ca/bulletinAVC.

À propos de Cœur + AVC

La vie. Ne passez pas à côté. C’est pour cette raison élémentaire que Cœur + AVC mène la lutte contre les maladies du cœur et l’AVC. Nous devons propulser les prochaines découvertes médicales afin que les gens au pays ne passent pas à côté de moments précieux. Ensemble, nous prévenons les maladies, préservons la vie et favorisons le rétablissement grâce à la recherche, la promotion de la santé et des politiques publiques.  

Coordonnées

Maryse Bégin
Gestionnaire, Communications, Québec
Fondation des maladies du cœur et de l’AVC
514 871-8038, poste 232
Maryse.Begin@coeuretavc.ca

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