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Évaluation des niveaux de preuve

Chacune des recommandations de la mise à jour de 2008 des Recommandations canadiennes pour les pratiques optimales de soins de l’AVC a été évaluée selon plusieurs critères : la solidité des preuves disponibles fournies par la recherche sur lesquelles s’appuie la recommandation, le degré d’influence de la recommandation comme vecteur de changement pour le système de santé ou la prestation des soins, de même que la validité et la pertinence globales de la recommandation en tant qu’élément central des soins de l’AVC tout au long du continuum.

Les niveaux de preuve ont été déterminés au moyen d’un système de classement structuré qui mesurait la fiabilité des résultats d’un essai clinique ou d’une étude de recherche. La conception de l’étude (p. ex., des rapports de cas individuels ou un essai clinique contrôlé, randomisé et à double insu) et les paramètres mesurés (p. ex., la survie et la qualité de vie) ont aussi influé sur la détermination de la solidité des preuves.

Les divers types d’études, par ordre décroissant de rigueur, sont les suivants :

  • Essais cliniques contrôlés et randomisés (à double insu ou non à l’insu) : ce type d’essai constitue « l’étalon-or » en matière de conception des études.
  • Méta-analyses d’études randomisées : ces analyses font une synthèse quantitative d’études déjà réalisées. La solidité des preuves provenant des méta-analyses dépend de la qualité de chacune des études. Ces études s’inscrivent dans la même catégorie que les études randomisées pour ce qui est de la solidité des preuves.
  • Essais cliniques contrôlés non randomisés.
  • Séries de cas : séries consécutives représentatives, cas consécutifs (non représentatifs) ou cas non consécutifs. Ces expériences cliniques forment la base du modèle d’étude le plus faible, mais, dans bien des cas, elles sont la seule source d’information disponible.

À l’échelle internationale, les rédacteurs de lignes directrices utilisent plusieurs systèmes de classement pour établir la solidité des preuves sur lesquelles s’appuient leurs recommandations. Ces systèmes font appel à des nomenclatures diverses (alphabétiques vs. numériques), mais on observe habituellement une concordance raisonnable entre les définitions des divers niveaux de preuve. Chaque recommandation de pratique optimale du présent document s’accompagne du niveau de preuve qui l’étaye et cite la ou les lignes directrices de référence de base dont elle s’inspire ou qui ont le plus guidé sa rédaction (voir le Tableau 1 du document principal pour la définition des abréviations utilisées à cette fin). Veuillez consulter la bibliographie principale pour une liste plus détaillée des lignes directrices de référence de base, y compris les adresses des sites Web.

Tableau des niveaux de preuve : Sommaire des définitions des niveaux de preuve utilisés dans ce document*

Niveau

Critères

A

Recommandation solide. Preuves tirées d’essais contrôlés et randomisés ou de méta-analyses d’essais contrôlés et randomisés. Les effets souhaités surpassent nettement les effets indésirables ou vice versa.

B

Essai contrôlé et randomisé simple ou étude d’observation bien conçue, donnant des preuves solides; étude de cohorte ou étude analytique avec cas-témoins bien conçue; séries chronologiques multiples; résultats déterminants d’une expérience non contrôlée. Les effets souhaités et les effets indésirables s’équivalent.

C

Au moins une étude descriptive non expérimentale bien conçue (p. ex., études comparatives, études de corrélation, études de cas) ou rapports de comités d’experts, opinions et/ou expériences de sommités, y compris consensus au sein de groupes de rédacteurs et/ou d’examinateurs.


*D’après Guyatt GH, Cook DJ, Jaeschke R, Pauker SG, Schünemann HJ. Grades of recommendation for antithrombotic agents: American College of Chest Physicians Evidence-Based Clinical Practice Guidelines (8th edition). Chest 2008;133(6 Suppl.):123S-131S.